Qui a dit qu’il faut prendre une semaine de vacances ?

Vous n’avez pas le temps de prendre de vacances ? Lisez ceci…

J’ai décrété il y a quelques années qu’une journée à Burlington = une semaine de vacances…. Tout cela a commencé lorsque j’ai décidé d’aller passer une petite journée à Burlington, quelques fois par mois, parfois seule ou accompagnée de ma fille ou d’une amie. Et à chaque fois que je revenais, que j’approchais de la frontière et que je voyais Bienvenue au CANADA je vivais le même sentiment : l’impression d’avoir passé une semaine aux USA. Au début, j’en étais étonnée et je ne comprenais pas ce sentiment d’extrême zénitude après seulement quelques heures passées là-bas. Ce que je savais c’est que le feeling était bon, que je me sentais reposée, remplie d’énergie comme après quelques jours de vacances.

Puis j’ai commencé à analyser le pourquoi du comment. J’ai réalisé qu’en franchissant la frontière vers les USA le matin, j’avais un rituel qui faisait toute la différence dans ma journée. Tout d’abord quelques mètres avant la frontière, à la sortie du petit village de Frelighsburg, je fermais mon cellulaire. Je ne voulais pas payer des frais d’itinérance. Très pratico-pratique mon affaire. Ensuite, je préparais mon passeport et mon sourire candide pour parler au charmant douanier américain. Une fois la frontière franchie, je mettais de la musique qui « fit avec les USA », du folk, parfois même du cajun « hi-ha ».

Arrivée à Burlington, je croisais l’université qui me donnait l’impression d’être dans le Maine ou en Nouvelle-Angleterre. J’allais dans mes petits cafés vegan préférés, je parlais en anglais, je payais en argent américain et je jouais à la touriste. Ensuite, l’été, j’allais à ma plage préférée où le lac Champlain est tellement grandiose qu’il donne l’impression de la mer. Ensuite, je faisais du yoga ou je flânais sur Church Street.

burlington sept 2015

Burlington, Été 2015

Bref, je décrochais de ma «normale ». Pour quelques heures, j’oubliais mes soucis, mes responsabilités, je m’obligeais à être pleinement dans le « present moment » sans culpabilité. En effet, aucune culpabilité car je ne pouvais vraiment pas ouvrir mon cellulaire. Sorry ! J’avais laissé la fille stressée, ses obligations et sa culpabilité de l’autre côté de la frontière. Bien sûr, j’allais aux USA quand mon horaire me le permettait et lorsque je savais que je pouvais m’éloigner pour une journée du train-train de la vie.

Lorsque le temps vous manque pour prendre une semaine de vacances offrez-vous une journée où vous décrochez du connu, où vous jouez à la touriste dans un village ou une ville pas trop loin.

Et si le temps ne vous permet même pas de partir, jouez à la touriste dans votre propre ville. Marchez dans la ville comme si c’était la première fois. Prenez des photos de paysages que vous connaissez par cœur, et surtout, placez votre cellulaire en mode avion en imaginant que pour les quelques prochaines heures le tarif est de 1000 fois plus élevé qu’à l’habitude et que c’est donc IMPOSSIBLE de l’ouvrir. Allez-y ! L’essayer c’est l’adopter !

Burlington sept 2016 (c) natalia theoret

Burlington, été 2016

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *